PARTIDO SOCIAL-REVOLUCIONARIO
DEMOCRÁTICO DE CUBA

EVENTOS #30

Sobre los encuentros del Caribe en el 2001 y la conferencia caribeña prevista para diciembre del 2002, y entrevista con la dirigente obrera Jacqueline Petitot.

Sur les assisses caribbenes de decembre 2001 et la conference
prevue en decembre 2002 a Guadaloupe, et l'entretien avec Jacqueline Petitot.


DES ASSISES CARIBENNES DE DECEMBRE 2001 EN MARTINIQUE
A LA CONFERENCE CARIBENNE DE
DECEMBRE 2002 EN GUADELOUPE.


Les 14 et 15 Décembre se sont tenues en Martinique des assises contre la déréglementation, pour l'indépendance des syndicats, pour le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, Elles ont rassemblé une trentaine de militants politiques et syndicaux d'origines diverses, avec, entre autres, la participation d'un représentant mandaté de l'UGTG , le président du National Worker's Union de la Dominique, et un dirigeant du Parti des Travailleurs de France.

Nous renvoyons nos lecteurs à la brochure de compte rendu de ces assises, dont quelques exemplaires rescapés de la vente sont encore disponibles.

Premier axe de ces assises : défendre l'indépendance de classe des organisations de travailleurs.

Elles s'inscrivaient dans le cadre du combat mené depuis plusieurs années par l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples, en collaboration avec des organisations politiques et syndicales indépendantes de différents continents , pour s'opposer à l'entreprise d'intégration destruction des syndicats orchestrée par les grandes institutions de la mondialisation, et défendre pied à pied les conquêtes sociales remises en cause par celles ci . En effet, sous couvert d'opérations de " tables rondes ", de " dialogue social ", partout dans le monde, les organisations syndicales sont doucereusement invitées , appâts financiers à l'appui, à passer d'un syndicalisme d'opposition soi disant dépassé depuis la chute du mur de Berlin et la " fin des idéologies " à un syndicalisme de " propositions ", c'est à dire de cogestion et de collaboration de classe.

La Martinique est particulièrement concernée , car elle a été choisie par l'Union Européenne pour participer, par le biais de son comitél économique et social régional, à une vaste opération de dialogue social dans la Caraïbe. On sait que les dirigeants syndicaux de tous bords, (sans nécessairement en référer à leur base !), se prêtent si complaisamment à ce " dialogue social " que l'expérience martiniquaise a été proposée comme modèle pour toute la France par le gouvernement de la gauche plurielle, le même qui a mis à pied Jacques BERTHOLLE pour respect trop scrupuleux en colonie du code du travail.

A contrario, le syndicat UGTG en Guadeloupe a refusé de céder aux sirènes de la collaboration de classe , ce qui chagrine fort le gouvernement français lequel, outre la répression et le harcèlement judiciaire dont il ce syndicat décidément récalcitrant, compte bien sur la Martinique pour l'amener à plus de " flexibilité ".

Les participants aux assises ont opté pour le modèle de l'UGTG contre celui des collaborateurs martiniquais, dont la collusion avec le patronat a pu conduire au désastre les ouvrières saisonnières de SOCOMOR. ( Voir dans la brochure de compte rendu la contribution de GAOULE sur l'usine de SOCOMOR) .

Deuxième axe de ces assises : défendre notre droit à l'auto détermination rendu
" hors la loi " par la loi d'orientation.

Les assises, après s'être livrées à une analyse de la loi d'orientation, ont adopté une lettre ouverte aux élus développant les cinq points suivants, jamais encore, à notre connaissance, mis à l'ordre du jour : 

1) Vos travaux sont strictement circonscrits par le respect des institutions de l'Union Européenne et de la 5ème république française. 

2) L'Europe de Maastricht Amsterdam, une garantie pour nos acquis économiques et sociaux ou un centre de déréglementation ? 

3) Sur la coopération régionale
( ce point les interroge sur leur transformation représentants régionaux ( mercenaires ?) de l'Etat Français et de l'Europe dans la région Caraïbe. 

4) Sur la revendication culturelle ( Iil s'agit de la récupération du créole comme langue régionale " faisant partie du patrimoine linguistique de la nation française ". 

5) Loi d'orientation et réforme de l'Etat. ( La loi d'orientation, comme l'indique à l'envi le sénateur PPM Claude LISE coauteur avec l'ex député TAMAYA de la Réunion du fameux rapport est une application de la réforme française de l'Etat, et pourrait servir, selon ces zélés rapporteurs, d'utile expérimentation au compte des départements français) .

Nous interpellions de la sorte ces élus : " Nous vous posons la question : le droit à l'auto détermination, reconnu en 1971 dans le programme commun de la gauche par les principales composantes de l'actuel gouvernement de la gauche plurielle, reconnu en 1971 par les 15 organisations ayant participé à la convention du Morne Rouge en Martinique, serait-il devenu hors la loi ? La non reconnaissance de ce droit ne fait -il pas de vous les représentants subsidaires, les otages de la politique de l'Union Européenne et de la France ? "

Encayés dans la gestion des institutions, les élus n'ont pas réagi à notre lettre ouverte.

La situation de l'après élections où le gouvernement Chirac Raffarin Giradin a déjà annoncé sa volonté d'appliquer chez nous à marche forcée la réforme de l'Etat , comme d'ailleurs partout en France, met plus que jamais à l'ordre du jour le combat pour notre auto détermination.

La défense de Jacques BERTHOLLE à Berlin et à Paris.

Jacqueline PETITOT ( AOP, Martinique) et Guy CORNELIE (MPTPG, Guadeloupe) ont participé à la conférence de Berlin de février 2002.

Le point fort de leur participation a été , en concertation avec des compatriotes de l'émigration et des responsables syndicaux français délégués à Berlin, l'élaboration d'une pétition pour la réintégration de Jacques BERTHOLLE dans ses droits, signée par 206 délégués de 46 pays. Le ministère Aubry avait en l'occurrence violé les conventions 81 et 129 de l'Organisation Internationale du Travail  ( OIT). Cette pétition a été portée en délégation au ministère du travail et a joué un rôle important dans la résolution du dossier. Le représentant du ministère s'est déclaré très frappé " que M. BERTHOLLE ait de tels soutiens internationaux ", a signalé que c'était la première fois que le ministère recevait une délégation sur cette affaire sous l'angle de la déréglementation, angle selon lui parfaitement justifié, l'Europe voulant en finir avec le modèle français de protection du travail.

Cette délégation a été constituée lors d'une réunion publique de compte rendu de nos assises et de la conférence de Berlin au local du PT , avec de nombreux compatriotes ( dont certains venus suite à une intervention de la camarade PETITOT sur Media Tropical), la participation de Jacques BERTHOLLE (qui a fourni une contribution écrite sur son cas à nos assises) et du candidat du PT aux élections présidentielles, Daniel Gluckstein . RFO télé a couvert de bout en bout cette réunion .

Proposition d'une conférence Caribéenne par les délégués caribéens de la conférence de Berlin .


A Berlin, les représentants caribéens

( Martinique, Guadeloupe, Cuba, américains originaires de Porto Rico) ont estimé impératif que, situés dans l'arrière cour des USA et ne pouvant pas ne pas subir gravement les conséquences de l'extension l'ALENA ( Accord de Libre Echange Nord Américain concernat les USA, le Mexique et le Canada) en ALCA ( Accord de Libre Echange Américain s'étendant à toutes les Amériques du nord au sud ), nous organisions, à l'instar des camarades Américains, une conférence caribéenne de résistance. Ils ont aussi proposé la publication d'un bulletin caribéen d'information trilingue ( français, anglais, espagnol).

Adoption de cette proposition à la rencontre de Roseau en Dominique.
Les camarades Lapître de Guadeloupe et PETITOT de Martinique ont rendu compte de la conférence de Berlin à la Dominique, au cours d'une rencontre à Roseau avec des militants et responsables du NWU et du Dominica Trade Union.

Ceux ci ont adopté avec enthousiasme les propositions des représentants caribéens à Berlin et décidé de se constituer en comité provisoire de préparation d'une conférence Caribéenne prévue pour la fin de l'année 2002 sur les axes suivants :

  • Pour le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.
  • Contre l'ALCA et les accords de libre échange qui ruinent les économies de petits pays déjà sous-développés par trois siècles de colonisation.
  • Contre la déréglementation.
  • Pour la défense et la reconquête des droits ouvriers.
  • Pour l'indépendance des syndicats.
  • La préparation de cette conférence, prévue en Décembre 2002 en Guadeloupe, est actuellement en cours.
  • Soutenez la par vos contributions écrites et votre participation financière.

APRES LA DEFAITE HISTORIQUE DU PPM AUX ELECTIONS LEGISLATIVES , INTERVIEW DE Jacqueline PETITOT , EX MEMBRE DU COMITE NATIONAL DU PPM.

AOP :Jacqueline, tu as été membre du PPM de 1986 à 1994, et y as même été élue au Comité national. Quelle impression t'inspire la défaite de ce parti aux législatives

JP : Il n'y a pas lieu de s'en réjouir. Lorsque , alors Groupe Trotskiste Antillais ( GTA), nous avons décidé pour plusieurs d'entre nous d'intégrer le PPM où existe le droit de tendance, sous la claire condition que nous ne renoncions en rien à nos positions politiques, c'est parce que nous avions analysé la naissance du PPM comme une immense avancée dans la lutte du peuple Martiniquais pour son émancipation. Sur la base de " la lettre ouverte à Maurice Thorez ", en 1956, Césaire rompait avec le PCF sur une ligne selon nous éminemment progressiste d'inspiration nationaliste et anti stalinienne.

Car, contrairement à ce qu'affirme l'actuel maire de Fort de France dans son " discours sur l'autonomie ", Césaire n'avait alors nullement renoncé à ses positions marxistes .
En témoigne cet extrait :

" Staline est bel et bien celui qui a réintroduit dans la pensée socialiste la notion de peuples " avancés " et de peuples " attardés ".

Or c'est très exactement ce dont nous ne voulons pas. […] Le but de toute politique progressiste est de rendre un jour leur liberté aux peuples colonisés. […] Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n'est ni le marxisme ni le communisme que je renie, que c'est l'usage que certains ont fait du marxisme et du communisme. Que ce que je veux, c'est que marxisme et communisme soient mis au service des peuples noirs et non les peuples noirs au service du marxisme et du communisme. […] L'époque que nous vivons est sous le signe d'un double échec : l'un évident depuis longtemps, celui du capitalisme. Mais aussi l'autre, celui, effroyable, de ce que pendant trop longtemps nous avons pris pour du socialisme ce qui n'était que du stalinisme. "

Le PPM était aussi pour nous celui qui, en 1971, avait convoqué la convention du Morne Rouge proclamant que nos institutions ne devaient pas émaner du gouvernement français, mais d'une assemblée constituante au service de la majorité populaire martiniquaise. La brochure du PPM de présentation des travaux de cette convention, qui se réfère notamment aux avancées de la révolution cubaine, me paraît un document majeur, soigneusement occulté, et parfaitement à l'ordre du jour.

Ce sont ces orientations qui ont fait le succès du PPM auprès des masses populaires .
La défaite du parti est l'amer salaire de ses reniements .

AOP : Quelles ont été selon toi les principales étapes de la dégénérescence de ce parti?

JP : Avec l'arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981, le PPM, qui s'est apparenté au groupe socialiste à l'assemblée, a tendu à devenir un appendice du PS. En y entrant en 1986, nous avions l'intention de combattre cette dérive. Il s'est mis à gérer les institutions de la décentralisation coloniale, faussement assimilées à une quasi autonomie,ce qui a d'ailleurs provoqué en son sein de féroces luttes intestines pour le partage du gâteau.

La loi socialiste de financement des partis a achevé de le couper des masses populaires et de sa propre base. En effet, recevant près d'un million de francs annuels de l'Etat français, l'apport des cotisations des balisiers devenait presque secondaire. La fête annuelle du parti, qui était un grand événement populaire, et permettait une considérable levée militante de fonds a carrément disparu.

AOP : Quelles ont été vos relations avec Edouard DELEPINE, qui fondateur du Groupe Révolution Socialiste, s'était réclamé comme vous du trotskisme?

JP : Nous avons toujours eu des positions diamétralement opposées. DELEPINE représente selon moi l'aile réactionnaire la plus conséquente du parti, qui a joué un rôle majeur dans son cours liquidateur. Il a contribué, avec LOUISE ALEXANDRINE issu comme lui du GRS, à sa social démocratisation et à son inféodation à l'Europe. Parés de leur aura d'intellectuels, ils ont transformé le journal " le Progressiste " en une sorte de journal officiel du gouvernement français. Conséquence : le parti a été entraîné dans la déroute du PS.

En conclusion, je crois qu'il faut faire un bilan en profondeur qui pourrait servir à construire une organisation reprenant l'héritage positif du PPM. On m'a demandé d'écrire un ouvrage sur " mes années PPM ". J'y réfléchis.

MARTINIQUE : ECHOS DES LUTTES

Relance de la solidarité avec Mumia Abu Jamal.

Lundi 8 mai , le Comité Martiniquais de Soutien au Tribunal International Afrique reçoit un e mail des USA l'informant d'une semaine internationale de mobilisation avec Mumia autour du samedi 13 mai, jour d'un grand rassemblement de la Côte Ouest des Etats Unis à San Francisco. Heureux de cette relance d'une mobilisation en veilleuse depuis l'élection du Président BUSH , il convoque une conférence de presse le samedi 13 à l'Hôtel Victoria, rédige un document d'information proposé à la vente, et fait parvenir un message au rassemblement de San Francisco rappelant à la demande des camarades américains, toutes ses initiatives de solidarité depuis sa création en 1999.

Le document a été difffusé lors du Kovwa de la réparation où, comme l'année dernière, a flotté tout au long du parcours le drapeau à l'effigie de Mumia réalisé par Marcel BOURGADE, membre actif du comité,

Les organisateurs du 1er marché de l'Art Contemporain au Marin ont permis au comité le dimanche 14 mai de tenir une table de diffusion de la brochure ( 60 vendues) et de projeter dans leur espace vidéo un document sur Mumia intensément suivi par les participants.

Le rassemblement de San Francisco n'a pas eu le succès escompté. Le juge en charge du dossier étant revenu sur la sentence de mort, beaucoup de partisans de cette cause ont été démobilisés, croyant à tort que Mumia est tiré d'affaire. C'est d'ailleurs la réflexion que faisaient systématiquement ceux à qui était proposé le document : " Comment, ce n'est pas fini ? "

Non, ce n'est pas fini ! L'Etat de Pensylvanie a fait appel de la décision du juge, ce qui pourrait faire rétablir la sentence de mort, et même si elle n'était pas rétablie, Mumia est toujours sous le coup de l'inculpation d'un meurtre qu'il n'a pas commis et risque d'être condamné à perpétuité.

La mobilisation est toujours nécessaire.

Affaire SAINRIMAT

Qui n'est pas au courant de l'affaire SAINRIMAT, cet homme âgé, dialysé, aveugle, qui endetté à hauteur de 77000f sur des voitures en location vente auprès de la société de crédit SOGELEASE, victime de l'escroquerie d'un garagiste ayant volé le produit de leur vente, a vu mettre aux enchères par cette société un immeuble d'une valeur de 2millions de francs, finalement adjugé pour 1,119 million à un groupe de trois adjudicataires français, dont le propre médecin traitant de M. SAINRIMAT ? Or cette vente est illégale, car, entre autres irrégularités, l'immeuble est un bien indivis.

La famille SAINRIMAT a refusé de quitter son immeuble dont elle occupe une partie du rez de chaussée.

Les initiatives du collectif de soutien ( distribution de tracts, manifestation au bourg de Sainte Luce, participation au 1er Mai avec M. SAINRIMAT en chaise roulante), ont permis de susciter une large adhésion populaire . Les adjudicataires indélicats , isolés et discrédités, ont déménagé l'immeuble où ils pratiquaient de juteuses locations saisonnières. L'avocat de la famille, Maître Alain MANVILLE, a porté plainte avec constitution de partie civile contre les nombreuses irrégularités dont est truffé ce dossier.

Une audience est prévue au Tribunal le 6 septmebre, qui devrait être l'occasion d'une nouvelle mobilisation de masse du collectif.

Le combat des non titulaires de l'éducation nationale

La précarité a envahi l'Education nationale où la catégorie des Maîtres Auxiliaires auparavant la plus défavorisée , fait figure de parent riche à côté des nouveaux
venus : contractuels embauchés pour 12 mois au plus, vacataires à 200 heures !

Le syndicat SNES FSU a mis en place une commission de non titulaires qui , grâce à des initiatives parfois énergiques auprès du rectorat , a permis des avancées notables : non interruption du paiement durant les vacances pour ceux étant sur un poste vacant à l'année ( 188 sur 250), au lieu d'un paiement sur 10 mois, mise sur place depuis l'année dernière d'un groupe d'affectation avec participation des syndicats, transformation en contractuels de vacataires dont le rectorat voulait se débarrasser comme des " kleenex " en fin d'année, laissant les élèves sans enseignants après avoir annoncé à grand fracas qu'il avait pris des mesures pour fixer le plus longtemps possible les élèves sur les établissements scolaires.

Ce combat contre la déréglementation doit être l'affaire de tous ceux qui ne veulent pas voir basculer la fonction publique de notre pays vers une situation à l'Africaine dont , sans résistance, nous aurions tort de nous croire à l'abri.

NOUVEL GWADLOUP

Nos camarades de Guadeloupe interviennent dans le Mouvement Pour un Parti des Travailleurs et des Paysans de Guadeloupe ( MPTPG) , regroupant des militants de différentes sensibilités, essentiellement originaires du milieu syndical, dont une composante trotskiste. Ils publient le journal " TRAVAYE E PEYISAN POU LENDEPANDANS NASYONAL A GWADLOUP ".

Nous proposons à nos lecteurs des extraits de leur n° de Mai Juin 2002.


CONTRIBUTION A LA CONFERENCE DU 16 JUIN A GENEVE

Le MPTPG, qui se bat pour l'indépendance nationale de la Guadeloupe, pour le droit du peuple Guadeloupéen de décider lui-même de son propre avenir, sera présent pour dire non à la mondialisation qui détruit les Etats Nations.

Au travers des mensonges qui tendent à faire croire à la baisse du chômage, à la reprise économique, aux bienfaits de la Loi d'Orientation, de la Déclaration de Basse Terre et bientôt de la Loi Programme pour l'Outremer, on veut imposer la déréglementation aux travailleurs du public comme d privé.

Ainsi, patrons du privé et l'Etat, sous l'injonction des institutions internationales, Banque Mondiale, Fonds monétaire international, Organisation Mondiale du commerce, des institutions régionales, l'Union européenne, l'ALCA, ( zone de libre échange des Amériques) … veulent impulser l'annualisation - flexibilité du travail et la privatisation. Pour cela, il faut empêcher les syndicats de revendiquer, s'attaquer au droit de grève, " criminaliser " l'action syndicale indépendante .

Quelques exemples

Les salariés de la Centrale Bagasse Charbon de Gardel, usine installée dans le cadre de la privatisation de l'énergie (EDF) , sont restés presque deux mois e grève à l'appel de leur syndicat CGTG pour la reconnaissance de leur statut. " la direction de la centrale s'entête à ne pas appliquer le statut des industries électriques et gazières malgré l'avis favorable de l'ancien secrétaire d'Etat à l'industrie. ", écrit le SEPT Magazine du 16 mai 2002. ce journal poursuit : " le préfet saisit le procureur de la république contre la mauvaise volonté extrême mise par l'entreprise à appliquer la loi. "

Les employés de l'ANPE Guadeloupe ont fait près de trois de grève pour obliger leur direction à appliquer les 35h sans annualisation, avec maintien des acquis et avec des embauches.

En Guadeloupe, les travailleurs résistent et nous devons les aider à lutter aux côtés des travailleurs au plan international afin de préserver l'indépendance de leurs organisations et de leurs syndicats.

NB : A la conférence de Genève a été adoptée une pétition de solidarité avec les dirigeants de l'UGTG Armand TOTO et Raymond GAUTHIEROT frappés par la répression judiciaire


L'UNITE SE RECONSTRUIT, UNITE DU PEUPLE , UNITE DES TRAVAILLEURS

Depuis le conflit de l'intersyndicale CGTG-UGTG à l'ANPE et les élucubrations du Préfet CARENCO, des organisations politiques et syndicales, culturelles, ont réagi, en solidarité, spontanément. C'est ainsi qu'à leur appel, plus de 6000 manifestants ont défilé dans les rues de Pointe -à Pitre , le 16 janvier 2002, pour exiger la satisfaction des revendications des travailleurs en lutte, notamment, dans les communes, à la CTM, à l'ANPE.

Ce mouvement unitaire a démontré son renforcement avec près de 10000 manifestants pour le 1er Mai.

L'Unité se renforce sur des bases solides, où les organisations invitent le peuple à s'ancrer dans son histoire pour se construire. En ce sens, 14 organisations (dont 5 syndicats) ont organisé " 3 jou maché pou nou pwan balan ", où, dans l'esprit du Nègre Marron, avec un comité d'historiens, les 25-26-27 Mai on a marché dans le sillage des Solitide, Delgrès, Ignace, Massoteau, Palerme.

MPTPG
Mouvement pour un Parti des Travailleurs et des Paysans de Guadeloupe

4ème rue de l'assainissement, n°25
97110 Pointe à Pitre tél fax 05 90 85 82 43.


DE LOS ENCUENTROS CARIBEÑOS DE DICIEMBRE DEL 2001 A LA CONFERENCIA CARIBEÑA DE DICIEMBRE DEL 2002 EN GUADALUPE.

Los días 14 y 15 de diciembre se llevaron a cabo en Martinica los encuentros contra la desregulación, por la independencia de los sindicatos y por el derecho de los pueblos a disponer de sí mismos. En ellos se reunieron una treintena de militantes políticos y sindicales de origen diverso, con la participación, entre otros, de un representante autorizado de la UGT, el Presidente de la National Workers' Union y de un dirigente del Partido de los Trabajadores de Francia.

Remitimos a nuestros lectores al informe publicado sobre estos encuentros, algunos de cuyos ejemplares no vendidos están todavía a la disposición.

1er. tema de estos encuentros: Defender la independencia de clase de las organizaciones de los trabajadores.

Éstas se inscriben dentro del marco de combate que ha desarrollado durante años la Entente Internacional De los Trabajadores y los Pueblos, en colaboración con las organizaciones políticas y sindicales independientes de los distintos continentes, para enfrentarse al proyecto de la integración-destrucción de los sindicatos que ha sido orquestada por los organismos que trabajan por la mundialización, y para defender hombro con hombro las conquistas sociales, las cuales hoy aquéllos pretenden poner de nuevo en tela de juicio. Ciertamente bajo el manto de "operaciones de mesa redonda" o de "diálogo social" por todas partes se invita melosamente a las organizaciones sindicales, ofreciéndoles estímulos financieros, para que pasen de un sindicalismo de oposición, del que se dice que ya está superado después de la caída del Muro de Berlín y del "fin de las ideologías", a uno de "proposiciones", es decir de cogestión y colaboración de clases.

Esto concierne particularmente a Martinica por haber sido ésta escogida por la Unión Europea para participar, dentro del sesgo económico de ésta, en una vasta operación de diálogo social en el Caribe. Sabemos que los dirigentes sindicales de todas las denominaciones, sin haber consultado a sus bases, se prestan para identificarse tanto con la "nación francesa" (posición europea metropolitana). 5) La Ley de Orientación y la reforma del estado. (La ley de orientación, como lo indica a porfía el senador por el PPM Claude Lise, coautor con el exdiputado Tamaya, de Reunión, del famoso informe, es una aplicación de la reforme francesa del estado, y podría servir, según sus celosos informadores, como un útil experimento a cuenta del departamento francés. Por complacencia con este "diálogo social", la experiencia martiniquesa ha sido propuesta a toda Francia por el gobierno de la izquierda plural, el mismo que ha puesto en su actual condición a Jacques Bertholle por haber respetado demasiado escrupulosamente, en la colonia, el código del trabajo.

Por el contrario, el sindicato de la UGT de Guadaloupe se ha negado a ceder al canto de sirenas de la colaboración de clases, lo que molestó mucho al gobierno francés, el cual, frente a este sindicato decididamente recalcitrante, puede contar, además de con la represión y el acoso judicial, con la Martinica para conducirlo a una mayor "flexibilidad".

Los participantes en los encuentros optaron por el modelo de la UGTG, en contra del de los martiniqueses, que propugna la colaboración, donde la connivencia con la patronal pudo llevar al desastre a los obreros temporeros de SOCOMOR. (Ver en el informe la contribución de GAOULE en lo de la fábrica de SOCOMOR.)

2do. Tema de os encuentros: defender nuestro derecho a la autodeterminación, el cual ha quedado "fuera de la ley" por la ley de orientación.

Los encuentros, después de haberse dedicado al análisis de la ley de orientación, suscribieron una carta abierta dirigida a los representantes electos donde se desarrollan los puntos siguientes:

1)  Vuestros trabajos están perfectamente circunscritos por el respeto a las instituciones de la Unión Europea y de la 5ta. República Francesa;

2) ¿Es la Europa de Maastricht (Ámsterdam) una garantía para nuestros logros económicos y sociales, o un centro para actuar por la desregulación?

3) Sobre la cooperación regional. (En este último punto se pregunta uno sobre la transformación de los representantes regionales --¿mercenarios?-- en representantes del Estado Francés o de Europa en la región del Caribe.)

4) Sobre la reivindicación cultural. (Se trata de la recuperación del créole como lengua regional "que forma parte del patrimonio lingüístico".)

Se interrogó, al muestreo, a los representantes electos, con las siguientes preguntas:

¿Resulta que el derecho a la autodeterminación, reconocido desde l971 en el programa común de la izquierda plural por las quince organizaciones que participaron en la Convención de Morne Rouge, Martinica, se encuentra ahora fuera de la ley?

¿El no reconocimiento de este derecho no os convierte a vosotros de representantes subsidiarios en rehenes de la política de la Unión Europea y de Francia?

Enmarcados dentro de la gestión de las instituciones, los representantes electos no han respondido a nuestra carta abierta.

La situación de después de las elecciones, cuando ya el gobierno de Chirac-Raffarin-Girardin ha anunciado su decisión de aplicarnos a nosotros, a marcha forzada, la reforma del estado, como ha ocurrido en toda Francia. Esto pone como nunca en la orden del día la lucha por nuestra autodeterminación.


La defensa de Jacques Bertholle en Berlín y París

Jacqueline Petitot (de la AOP, de Martinica) y Guy Cornelie ( de la MPTPG de Guadaloupe)participaron en la conferencia de Berlín en febrero del 2002.

El punto más fuerte de su participación fue, de acuerdo don los compatriotas de la emigración y de los responsables sindicales que fueron como delegados franceses a Berlín, fue la elaboración de una petición para que se le restituya a Jacques Bertholle la plenitud de sus derechos. Ésta fue firmada por 206 delegados de 46 países. El ministerio de Aubry en el caso violó las convenciones 89 y 129 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT). Esta petición fue llevada, en delegación, al ministerio del trabajo y ha jugado un papel importante en la anulación del expediente. El representante del ministerio declaró que se encontraba impactado por que el Sr. Bertholle tuviera "tales apoyos internacionales". Ha destacado que es la primera vez que el ministerio recibe a una delegación sobre este asunto que enfocara la cuestión a partir de la desregulación. Ésta, según él, está perfectamente justificada porque Europa quiere terminar con el modelo francés de protección del trabajo.

Esta delegación se constituyó desde entonces a partir de una reunión pública para informar sobre nuestros encuentros y de la conferencia de Berlín, llevado a cabo en el local del PT, con numerosos compatriotas, algunos de los cuales venían de una intervención de la camarada Petitot en la Media Tropical. Contó con la participación de Jacques Bertholle que nos entregó una colaboración por escrito sobre su caso, a nuestros encuentros, y del candidato del PT para las elecciones presidenciales, Daniel Gluckstein. La televisión RFO cubrieron esta reunión de punta a cabo.

Los delegados carbeños en la conferencia de Berlín propusieron una conferencia del Caribe.

En Berlín, los representantes caribeños de Martinica, Guadalupe, Cuba y Puerto Rico, estimaron que, situados como estaban en el patio trasero de los Estados Unidos y no pudiendo dejar de sufrir gravemente las consecuencias de la extensión del Tratado de Libre Comercio entre Canadá, Estados Unidos y México en el Acuerdo de Libre Comercio de las Américas, norte y sur incluidas, (ALCA), era imperioso, a semejanza de los camaradas estadounidenses convocar a una conferencia caribeña de resistencia.

También se propuso la publicación de un boletín caribeño con información trilingüe, en francés, inglés y español.

Se aprueba esta proposición en el encuentro de Roseau , en Dominica.

Los camaradas Lapitre de Guadalupe y Petitot de Martinica han informado sobre la conferencia de Berlín en Dominica, en el curso de un encuentro en Roseau con los militantes responsables de NWU y de la Unión Sindical (Trade Union) de Dominica.
Éstos adoptaron con entusiasmo las propuestas de los representantes del caribe en Berlín y decidieron constituirse en comité provisional preparatorio de una conferencia del Caribe prevista para fines del 2002 con la siguiente temática:

1) Por el derecho de los pueblos a disponer de sí mismos;

2) Contra el ALCA y los acuerdos de libre comercio que arruinan las economías de los pequeños países ya de por sí subdesarrollados por tres siglos de colonización;

3) Contra la desregulación;

4) Por la defensa y la reconquista de los derechos obreros;

5) Por la independencia de los sindicatos. La preparación de esta conferencia, que se piensa para diciembre del 202 en Guadalupe, se halla actualmente en curso. Sostenedla mediante vuestras participaciones por escrito o por vuestra contribución económica.

Después de la histórica derrota del PPM en las elecciones legislativas, una entrevista con Jacqueline Petitot, exmiembro del comité nacional del PPM.

AOP: - Jacqueline, ha sido miembro del PPM desde l986 hasta 1994, y has sido elegida para el Comité nacional. ¿Qué impresión te produce la derrota de este partido en las legislativas?

JP:- Esta no es ocasión de alegrarse. Cuando, entonces en el Grupo Troskista Antillano (GTA), decidimos que un grupo de nosotros integrara el PPM, donde existe el derecho de tendencia, con la clara condición de que no renunciábamos en nada a ninguna de nuestras posiciones políticas, habíamos analizado el nacimiento del PPM como una inmensa avanzada en la lucha del pueblo martiniqués por su emancipación. Sobre la base de la "carta abierta a Maurice Thorez", en 1956, Cesaire rompió con el PCF siguiendo una línea eminentemente progresista, de inspiración nacionalista y antiestaliniana. Porque, contrariamente a lo que afirma el actual alcalde de Fort de France en su "discurso sobre la autonomía", Cesaire no había renunciado entonces a sus posiciones marxistas. Testimonio de lo cual es este extracto: "Stalin en ciertamente quien ha introducido en el pensamiento socialista la noción de pueblos "adelantados" y de pueblos "atrasados". Y esto es exactamente lo que no queremos.(.....) El objetivo de toda política progresista es la de dar la libertad a los pueblos colonizados. (.....) Creo haberlo dicho bastante como para que se comprenda que no es del marxismo ni del comunismo de lo que yo reniego, sino del uso que algunos han hecho del marxismo y del comunismo. Lo que yo quiero es que el marxismo y el comunismo sean puestos al servicio de los pueblos negros y no los pueblos negros al servicio del marxismo y del comunismo. (.....) La época que estamos viviendo cae bajo el signo de un doble fracaso: uno es evidente desde hace tiempo y es el del capitalismo, pero también el otro, espantoso, el de aquello que por mucho tiempo hemos tomado por socialismo y no es más que estalinismo."

El PPM era también para nosotros el que había convocado a la Convención de Moren Rouge donde se proclamó que nuestras instituciones no debían dimanar del gobierno francés, sino de una asamblea constituyente al servicio de la mayoría popular martiniquesa. El brochure del PPM de la presentación de los trabajos de esta convención, que se refiere notablemente a los avances de la revolución cubana, me parece un documento de marca mayor, cuidadosamente ocultado, y perfectamente en el orden del día.

Ésta son las orientaciones que hicieron el triunfo del PPM ante las masas populares. La derrota del partido es el amargo salario de sus reniegos.

AOP:- ¿Cuáles han sido según Ud. las principales etapas en el proceso de degeneración de este partido?

JP:-Con la llegada de Mitterrand al poder en 1981, el PPM, que se hallaba emparentado con el grupo socialista de la asamblea, fue convirtiéndose en un apéndice del PS. A comienzos del 1986, tuvimos la intención de combatir esta deriva. Se puso entonces a administrar los organismos de la descentralización colonial, falsamente tomadas por una casi autonomía, lo que por otra parte provocó en su seno feroces luchas intestinas por los trozos del pastel. La ley socialista de financiamiento de los partidos acabó por escindirlo de las masas populares y de su propia base. En efecto, al recibir cerca de un millón de francos anuales del estado francés, el aporte de las cotizaciones y contribuciones de los simpatizantes pasó a un segundo plano. La fiesta anual del partido, que era un gran acontecimiento popular, y que permitía una recaudación considerable de los militantes, prácticamente desapareció.

AOP:- ¿Cuáles fueron sus relaciones con Edouard Delepine, que siendo fundador del Grupo Revolución Socialista, se sentía atraído, como Ud., por el troskismo?

JP:- Siempre tuvimos posiciones diametralmente opuestas. Delepine representa, a mi ver, el ala reaccionaria más consecuente del partido, que ha jugado un papel importante en el proceso de su liquidación. Él contribuyó, junto con Louise Alexandrine quien saliera como él del GRS, a su socialdemocratización y a su conversión en un feudo en Europa. Bajo su aura de intelectuales ellos transformaron el periódico "El Progresista" en una especie de diario oficial del gobierno francés. Por consiguiente, el partido fue llevado a la retortera del PS.

En conclusión: creo que hace falta hacer un balance con profundidad el cual podría servir para construir una organización que retome la herencia positiva del PPM. Se me ha pedido que escriba una obra sobre"mis años en el PPM". Estoy pensando en ello.

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